rapport activités 2018

UFAS asbl

 

Rapport d’activités 2017/2018

 

 

 

Conformément aux statuts, l’UFAS a développé des activités dans les domaines suivants :

 

Interventions dans le cadre de problèmes relationnels

 

L’UFAS a été sollicitée pour intervenir dans quatre dossiers

 

1.Un employeur confronté à des agissements indélicats, de la part d’un AS. – Après examen par la commission contentieux de l’UFAS, nous avons constaté que la requête était fondée.

 

2.Deux assistants sociaux confrontés à des demandes de justificatifs concernant leur formation. L’UFAS est intervenue et a pu clarifier la situation au mieux des intérêts des AS.

 

3.Nous avons rejeté une demande d’intervention dans un dossier déjà en cours au tribunal du travail.

4.Trois demandes d’AS qui souhaitent s’installer en tant que travailleur indépendant.

Ceci fait l’objet d’une recherche quant au statut professionnel des AS, les garanties pour les AS et pour les bénéficiaires en matière de respect de l’éthique professionnelle et de protection juridique.

Ce sujet est à l’étude et fera l’objet d’un séminaire dans le courant du mois de février 2019 avec nos partenaires Français.

 

L’UFAS et le Secret professionnel partagé

 

L’évolution des conditions de travail dans le secteur social remet régulièrement ces questions à l’ordre du jour.

Nous avons été sollicité par plusieurs services tant publics que privés et au-delà de nos frontières.

Il semble en effet que ces questions prennent de plus en plus d’importance face à la complexité des dossiers et à la nécessité de coordonner les interventions de différents services et de différents spécialistes dans le suivi et l’accompagnement des personnes en vue d’une réinsertion durable dans la société.

Les questions sont multiples et peuvent différer suivant qu’il s’agit d’un partage entre membre d’un même service où comme c’est le cas, lorsque des services sont regroupés en « centre » social.

Nous inviterons les assistants sociaux intéressés à participer en mars prochain à une rencontre avec des membres d’une équipe de la région germanophone et des collègues françaises. Celles-ci font une recherche sur ce sujet.

 

Concernant le secret professionnel, vous avez sans doute suivi aussi les diverses démarches concernant le décret sur la limitation des obligations en matière de secret professionnel pour les assistants sociaux dans divers services publics et privés.

Notre position est inchangée : les dispositions légales qui existent restent d’application.

Si des sanctions ou des pressions devaient s’exercer auprès de nos membres, nous sommes en mesure d’intervenir.

 

 

Formation et Enseignement

 

L’UFAS a également une responsabilité en matière de formation. Nous savons depuis longtemps que la formation initiale permet d’entrer sur le marché du travail, mais que très vite s’impose la nécessité de continuer à se former, pour actualiser les connaissances en diverses matières mais aussi pour se ressourcer et rechercher le lien entre le travail et l’épanouissement personnel. C’est pourquoi nous mettons à la disposition des membres des programmes de supervisions individuelles ou en groupes.

En ce qui concerne la formation initiale, nous sommes sans nouvelle des travaux qui se déroulent au sein de l’ARES.

Nous avons sollicité l’intervention de Monsieur le Ministre Marcours, auprès de l’ARES. Nous avons eu une réponse de la commission en charge des questions concernant le secteur social. Nous avons eu quelques informations sur la situation actuelle (que nous connaissons bien), mais rien sur la réforme. Or des travaux sont en cours au niveau européen, notamment en ce qui concerne la reconnaissance automatique des diplômes. Nous avons débattu cette question au cours de plusieurs réunions du comité – et au comité de la Fédération Internationale des Assistants Sociaux- nous sommes inquiets au sujet de la baisse de niveau de la formation initiale.

 

 

L’UFAS et la pauvreté

 

L’UFAS est présente à la plate forme belge de lutte contre la pauvreté. Nous y retrouvons nombre d’organisations de terrain. Un des objectifs est d’élaborer des propositions et des actions à soumettre pour obtenir une amélioration de la situation en matière de pauvreté et à les présenter dans le rapport belge de la lutte contre la pauvreté (c’est une demande de la commission européenne auprès de tous les états membres).

La plateforme travaille avec les institutions européennes et c’est notamment impliqué dans le programme ENIM pour la reconnaissance d’un revenu minimum pour tous en Europe.

 

Actuellement nous discutons des dispositions en matière de logement. Notre présence aux réunions de la fédération internationale, nous a permis de participer aux rencontres de Zagreb et de Bucarest. Ces rapports sont à la disposition des assistants sociaux – ainsi que le code de déontologie belge et international.

Une organisation comme la nôtre se doit d’être en relation avec d’autres organisations en Europe afin d’élargir notre champ d’investigation et nos prises de positions face aux défis actuels.

L’UFAS est membre de ESAN (European Social Action Network)

24 organisations dans 17 pays membres.

Ensemble nous participons aux travaux de la Plate forme Sociale Européenne (Commission européenne) :

-Lutter pour une meilleure reconnaissance et une réelle participation de la société civile au développement social en Europe est l’objectif fondamental.

-Actuellement nous préparons des interventions pour obtenir la mise en œuvre du « Pilier des droits sociaux » en Europe.

 

Toutes ces organisations sont ouvertes aux personnes intéressées et en tant que membre de l’UFAS vous pouvez y participer.

 

Disparition

 

Nous ne pouvons terminer ce rapport sans évoquer la disparition de Raymonde Zimmer décédée en cette fin novembre.

Raymonde fut longtemps une participante active à l’UFAS tant sur le plan national qu’international.

Nous avons perdu une amie et une militante convaincue dont la force et le courage nous ont toujours soutenu pour aller de l’avant et défendre nos valeurs.

 

Le comité est à votre disposition pour toute information complémentaire.

 

Pour le Comité : Liliane Cocozza, Thierry Dumoulin, Irène Balcers